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Témoignage de Djedjigua et Belkacem Dadah

Bonjour chère sœur !

Q

Aujourd’hui tu vas nous parler d’une femme qui a pu être délivrée des mauvais liens qui l’ont enchaînée durant toute sa vie. Comment cela s’est-il passé ?

R

C’est très difficile pour une femme d’oublier ou de mettre de côté toutes ces habitudes, toute une vie imprégnée des pratiques ancestrales. C’est très difficile, pour ne pas dire impossible; mais rien n’est difficile ou impossible à notre Dieu! Personnellement, j’y attachais beaucoup d’importance, mais avec l’aide de Dieu je suis délivrée complètement de tous ces liens et ces chaînes.

Q

Peux-tu nous expliquer comment tu as vécu cette libération, qui t’a aidée à comprendre ces choses? Serais-ce ton mari qui t’a poussée?

R

Non ce n’est pas mon mari! C’est lui qui s’est converti le premier mais il ne m’a jamais poussée ou obligée, c’est Dieu qui a travaillé en moi et qui m’a appelée ; et j’ai répondu! C’est moi qui ai choisi de suivre Jésus, qui est mon Sauveur ! Je suis donc allée à L’Eglise des Ouadhias pour voir de mes propres yeux de ce qui s’y passait et qui était ce Jésus que mon mari aimait tant.

Q

 Qu’est-ce qui t’a attirée dans ce que tu as vu et qu’est-ce qui t’a amenée à croire en Jésus?

R

J’ai reconnu que Jésus est le Sauveur et j’ai ressenti son amour. En général, en Kabylie, nous vivons comme des orphelins alors que nous avons des parents. Je me sentais comme une orpheline, comme étant entre ciel et terre sans aucune attache ou racine. J’ai commencé à m’intéresser à la lecture de la parole de Dieu, mon mari m’expliquait beaucoup de choses quand je le lui demandais, et j’ai vu que seul Jésus pouvait me consoler de toute cette frustration que j’avais vécue jusqu’à ce jour là.

Q

A-t-on fait pression sur toi ou est-ce de ton propre chef?

R

Je t’ai déjà dit que ce n’est pas mon mari; c’est de ma propre volonté que j’ai décidé de suivre Jésus car je l’ai accepté en tant que mon Sauveur. Bien sûr mon mari a beaucoup prié pour moi mais jamais il a osé faire pression; ni lui ni personne d’autre.

Q

Peux-tu nous expliquer ce qui a été déterminant pour ta conversion et ce qui a brisé les chaînes qui te liaient ?

R de Belkacem

La première fois que ma femme est venue à l’église, c’était pendant le mois de Ramadan. Elle avait l’habitude de jeûner fidèlement. Cette année là, c’était le 13ème  jour du Ramadan, elle a vu toutes les sœurs qui mangeaient puis elle a mangé; elle a décidé de ne plus accepter ce lien du Ramadan. Ce qui a été le déclic de sa conversion c’était aussi son accouchement  miraculeux. Elle devait subir une césarienne, au moment de monter sur la table d’opération elle a prié, puis elle s’est évanouie tout de suite après. Pendant son évanouissement  elle a vu Jésus descendre, venir vers elle et la prendre dans ses bras pour la relever. Les médecins étaient devant un cas de vie ou de mort, le risque de perdre la mère ou le bébé ou les deux même, était grand. Quand le bébé fut né, Myriam notre fille, ma femme a reconnu que Jésus seul est le Sauveur de son âme, Il l’a en quelque sorte sauvée de la mort, autant physique que spirituelle. C’est ce jour là qu’elle a donné sa vie au Seigneur en disant qu’il n’y a pas d’autre chemin de salut que Jésus-Christ le Fils de Dieu. Elle l’a reconnu comme son Sauveur et son Seigneur, et dès cet instant, elle a commencé à vivre la joie du Seigneur, à lire la parole de Dieu, puis elle a fréquenté l’église en tant que membre actif, sa vie a changé, elle a été complètement transformée. 

Q

Gloire à Dieu! Racontes-nous maintenant en quoi tu vois ce changement, comment peux-tu l’exprimer, que ce soit entre ton mari, tes enfants mais aussi avec ton entourage?

R

Premièrement je loue le Seigneur de ce qu’il a fait pour moi, car avant ma conversion je ne reconnaissais même pas mon mari en tant que mari, je ne l’aimais pas du tout, je le détestais. Il y a des femmes qui me disent qu’elles sont tout le temps pressées de voir leur mari, mais moi c’était le contraire ! Je n’aimais pas la tombée du jour car je redoutais le moment de le voir rentrer. En plus de cela, je suis tombée malade, et plusieurs fois, je lui ai demandé de se remarier, c’est moi-même qui le poussais à se remarier, mais lui me disait : il n’en est pas question, je t’ai ramené de chez toi en bonne santé, c’est à moi de te soigner, et je te soignerai.

Q  

Tu étais malade?

R

Oui mais pas médicalement parlant; Satan voulait nous séparer, m’arracher à mon mari.

R Belkacem

Ma femme était méprisée dans sa famille car elle est la septième fille de la famille. Ses parents  lui en voulaient d’être née car dans notre culture ce ne sont que les garçons qui ont de la valeur et reçoivent l’honneur à la maison; toute la famille l’avait rejetée.

Elle a vécu avec ce sentiment de ne rien valoir, d’être rejetée, jusqu’à ce qu’elle découvre qu’en Christ elle a de la valeur. Mais il a fallut beaucoup de temps et d’enseignements bibliques pour arriver à ce degré de s’accepter et de s’aimer soi-même selon les principes bibliques. Après le jour de sa délivrance, elle a commencé à connaître ce que c’est que l’amour, et elle est devenue une nouvelle créature, elle est devenue cette femme que j’attendais d’avoir !!

Grâce à l’enseignement qu’elle a suivi à l’église, elle a découvert l’amour, elle a apprit ce que c’est que la vie de couple et l’amour conjugal.

Q

Tu as donc retrouvé ta femme?

R

C’est vrai, j’ai retrouvé ma femme, car l’ennemi a essayé de nous diviser, il a essayé de me prendre ma femme mais le Seigneur a été plus fort, gloire à Dieu !

Q

Maintenant nous allons demander à notre sœur de nous donner un exemple de sa vie nouvelle déliée de tous ces liens, et de nous parler du changement dans sa famille

R

C’est vrai que je suis délivrée et c’est vrai que maintenant je connais l’amour en général, l’amour pour mes enfants, pour mon mari, pour ma famille, pour mes voisins et voisines, et même pour mes ennemis.

Aujourd’hui j’aime mes enfants moi qui ne les aimais pas et les frappais à tout bout de champs, j’aime mon mari moi qui le détestais et voulais divorcer, j’aime ma famille eux qui m’avaient méprisée, dénigrée et rejetée, j’aime mes voisins eux qui me cherchent toujours la petite bête, j’aime mes ennemis car ils ne savent pas ce qu’ils font et je les plains d’être méchants, car l’Amour c’est quelques chose de merveilleux et très bon et beau devant notre Dieu.

Q

Peux-tu nous expliquer comment tu ressens cet amour envers ton mari en nous donnant un exemple? 

L’année dernière par exemple, pendant la préparation de la fête de Noël, j’ai beaucoup négligé mon mari, car je faisais partie de la chorale. Au moment où je devais me préparer à monter sur l’estrade, le Saint-Esprit m’a saisie et m’a encouragée à aller dire à mon mari que je l’aimais. Comme je n’avais plus le temps d’aller le lui dire, j’ai appelé une sœur en lui demandant de le faire à ma place. C’est une chose qui ne se fait pas du tout et moi-même j’étais surprise de ma demande. Toutefois j’ai reconnu plus tard que c’était le Saint-Esprit qui voulait  fortifier mon mari ce jour là afin qu’il mène à bien son service à l’accueil. Il m’a délivrée alors de la timidité pour que je puisse chanter sans trembler. J’aime mon mari aujourd’hui beaucoup plus que je ne le détestais alors

Q

Etais-tu très timide avant ?

R

Oui ! Par exemple quand nous allions dans ma famille pour leur rendre visite ou pour y passer la nuit, je n’acceptais pas qu’il s’approche de moi devant eux.

Q

Que peux-tu dire maintenant aux femmes et aux sœurs qui nous écoutent ?

R

Je voudrai les exhorter d’aimer leurs maris, de chercher à les comprendre. Il est aussi important que leurs maris les comprennent car il est dit dans la Genèse: Adam et Eve deviendront un et s’entraideront. Je voudrai leur dire d’essayer d’avoir une entente dès le début, car si cette entente n’existe pas, vous n’irez pas loin.

Q

Donc, tu n’es plus timide?

R

Il y a deux genres de timidité chez nous: celle qui a le sens du respect, cela est bon et  cela vient de Dieu, mais il y a un autre genre de timidité qui paralyse la personne et qui fait souffrir; celle là vient du diable qui essaye de nous enlever des bénédictions.

Q

Un dernier mot, frère?

R

Lors de notre conversion, nous avions pour bagages beaucoup d’habitudes mauvaises, surtout dans mon cas où je suis sorti d’une famille de marabouts. L’ennemi a en  effet dressé un mur entre la femme et l’homme;  un des ingrédients avec lequel il a bâtit ce mur: c’est la timidité. Aujourd’hui Jésus nous a délivrés de ce carcan de timidité en nous exhortant à nous aimer les uns et les autres. Il nous a donné l’exemple du parfait amour: le père aime le fils, le fils aime le père. Le mari et la femme doivent s’aimer d’un parfait amour pour que leur vie soit fleurie tel un arbre au printemps.

Q

Peux-tu nous dire un mot sur tes enfants?

R

Nos enfants ont eu la chance d’être éduqués dans une famille chrétienne, parmi leurs frères et sœurs chrétiens; Aujourd’hui ils grandissent dans l’église comme nous, ils bénéficient d’un enseignement comme nous les adultes, ils apprennent à se confier en Dieu, ils sont comme des exemples pour les autres enfants. Dieu est toujours avec eux: par exemple ma fille de 16 ans lors des compositions ou des examens elle prie avant de sortir de la maison et pendant tout le temps que l’examen dure, elle se confie en Lui. Elle  a toujours eu de bonnes notes grâce à Dieu qui la rend capable et fortifie sa mémoire. Même les enfants quand ils viennent à Christ expérimentent eux-mêmes combien le Seigneur est bon!

Q

Louons le Seigneur, la gloire lui revient ! Prions que beaucoup de familles soient délivrées ainsi de tous les liens et qu’elles puissent connaître la joie, la paix et l’amour que donne le Seigneur. Amen.